Futura Santé - 9 octobre 2008 - Asthmes et allergies

Asthme et allergies : traquez l’ennemi dans la maison

Depuis plusieurs dizaines d’années, le nombre de cas d’asthmes et d’allergies ne cesse d’augmenter dans les pays développés et des facteurs environnementaux sont manifestement en cause. La pollution extérieure joue sans doute un rôle mais les allergènes sont aussi présents à domicile… Quelques mesures simples permettent d’en réduire la quantité.

Considéré comme un refuge vis-à-vis de l’extérieur, « notre habitat renferme aussi des substances néfastes pour la santé, notamment celles des plus sensibles », souligne le Pr Frédéric de Blay (Strasbourg). Nos maisons et nos appartements seraient directement impliqués dans l’explosion du nombre de cas d’asthmes et d’allergies depuis le début des années 1980.

« A la fin des années 1970, seuls 3% des 13-14 ans étaient asthmatiques contre 11% aujourd’hui, révèle-t-il. Les acariens [que l’on trouve notamment dans nos matelas, sommiers, moquettes et rideaux, NDLR] et le chat sont les allergènes les plus fréquemment en cause dans l’asthme allergique de l’enfant et de l’adulte ».

Le Pr de Blay cite également les moisissures « qui font tousser et sont irritantes pour les bronches », sans oublier bien sûr les nombreux polluants chimiques dégagés par les cuisinières à gaz, les poêles, cheminées à foyer ouvert, colles à parquets et autres vernis. « L’air intérieur apparaît comme un mélange de substances biologiques et chimiques qui interagissent les unes avec les autres ».

Ouvrez les fenêtres !

Pour contrer ces allergènes, la parade tient en deux mots : ventilation (grâce aux VMC ou ventilations mécaniques contrôlées, « qui doivent être vérifiées tous les ans ») et aération. « Il suffit d’ouvrir les fenêtres quelques minutes chaque jour ». De 5 à 15 minutes, recommande l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, y compris en hiver bien sûr.

Des travaux ? Si vous faites construire ou si vous vous êtes lancés dans des travaux de rénovation, Frédéric de Blay retient deux conseils : « d’une manière générale, préférez la brique à l’aggloméré et repérez les produits (parquets, vernis, colles, peintures…) sans solvants ».

« Le métier de Conseil médical en environnement intérieur (CMEI) est reconnu depuis plusieurs années maintenant, mais il peine à se développer », précise le Pr de Blay, qui regrette « un manque de volonté politique ». Ces professionnels diplômés interviennent en effet à domicile et sur demande d’un médecin. Un bémol, seulement 35 sont en activité… pour toute la France. Pour en savoir davantage sur le sujet, consultez le site du Réseau d’Education des Asthmatiques et Allergiques (Resedaa).

MaxiSciences - 24 mars 2009 - Les cheminées à l’éthanol

Les cheminées à l’éthanol peuvent être dangereuses pour la santé

France - La société Air Naturel met en garde contre la toxicité des cheminées à l’éthanol, cheminées de décoration.

Simples à utiliser et esthétiques dans une maison, les cheminées à l’éthanol sont très en vogue actuellement. En dehors des risques classiques de brûlures et d’incendie de toutes cheminées, elles contribuent aussi à accroître la pollution de l’air des maisons et le risque d’intoxication au monoxyde de carbone.

Les tests réalisés en laboratoire sur plusieurs modèles ont montré le risque réel de ces cheminées. Même dans un espace suffisamment ventilé, une quantité non négligeable de monoxyde de carbone est émise et augmente avec la durée d’utilisation. Elle serait suffisante pour engendrer maux de tête, nausées et vertiges chez l’utilisateur.

Les cheminées à l’éthanol dégagent aussi de l’oxyde d’azote, gaz très dangereux classé comme polluant préoccupant pour l’air intérieur et cancérogène même à très petite dose. Ce gaz agit particulièrement sur les poumons et peut provoquer difficultés respiratoires et crises d’asthme. Deux autres polluants ont été détectés : l’éthanal et l’acroléine, tous deux puissants irritants des voies respiratoires, de la peau et des yeux pour le second (l’éthanal est suspecté d’être cancérigène, l’acroléine a été utilisé comme gaz de combat lors de la Première Guerre Mondiale).

Devant ce risque, des précautions sont à prendre : installer un détecteur de fumée pour se protéger des incendies, installer un détecteur de monoxyde de carbone pour éviter les intoxications, ventiler et purifier l’air intérieur avec un purificateur d’air pour éviter d’inhaler les substances et gaz toxiques.

Pollution intérieure : les médias alertes

Le site www.qualité-air-interieur.fr a vu le jour suite à ce début de médiatisation en 2007.

Inquiets par le danger que représente la pollution dans nos maisons, nous avons souhaité, en tant que pères et mères de famille, creuser le sujet en profondeur. Livres et revues thématiques, articles de presse, interviews de scientifiques, déclarations politiques, rapports d’analyses : toutes nos sources ont fait l’objet de vérifications rigoureuses, ce qui fut un travail de longue haleine ! Considérez donc www.qualité-air-interieur.fr comme la synthèse de ces informations, lesquelles nous avons jugées utiles et urgentes à faire circuler dans vos chaumières :-)

Attention, bien que nous abordions les polluants les plus dangereux (benzène, formaldéhyde, cov), leurs sources (décoration, meubles, matériaux, pièces de vie) et leurs effets sur la santé (gênes, allergies, cancers), nous sommes bien loin d’offrir une documentation complète. C’est pourquoi nous proposons ci-dessous une revue de presse mise à jour régulièrement. Pour plus d’informations, n’hésitez pas également à consulter nos liens internet.

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